• Les gaffes du PS

    Depuis les dernières élections où il est sorti gagnant sur tous les fronts, les gaffes du PS se sont multipliées: démission de la présidente du Parlement Bruxellois Mme Simonis, les mal-versations de 300.000 € par Flahaut, les dépenses électorales d'Emir Kir et ses reniement du génocide arménien par la Turquie, l'échevin de Saint Josse qui tournait dans des films pornos et maintenant les dépenses inconsidérées de Marie Aréna sous le sourir sournois du Président de la Région Wallonne Van Cau et surtout du Ministre du Budget Daerdenne avec sa calculette qu'il sort pour calculer les 10% du montant des impôts d'un riche décédé sans héritier et que la Région est fière d'empocher sans aucun mérite!La dernière (pour l'instant): la faute grave (minimisée par l'auteur) de Anne-Marie Lizin, présidente du Sénat, qui bafoue le principe de la séparation des pouvoir en demandant à un magistrat de faire un jugement en faveur d'une protégée! Où va-t-on? Et dire qu'elle ne risque pas d'être éjectée de son siège de présidente. L'article de Dominique Berns dans le Forum du Soir du 27-28/03/05 va dans le sens de ce que j'avais écrit à propos d'Alain Juppé et de Montesquieu dans ce même site blog.
    Depuis, Lizin a ajouté la saga du parc public à Huy avec le désaccord de Van Cau ...
    Le palmarès de Laurette Onckelinx dépasse peut être tout cela, à tout seigneur(euse) tout honneur: ses interventions en faveur de son ex-époux marocain lors de deux arrestations pour trafic de drogue desquelles il est sorti avec l'allegresse d'un acrobate de cirque pour atterir au ministère de la Justice comme conseiller avec un salaire de 5.000  € par mois. Chapeau! Tout cela grâce aux talents du second mari de Laurette, l'avocat Marc Uytendaele dont le cabinet a décuplé ses chiffres d'affaire en trois ans grâce à des contrats octroyés par le ministère de la Justice. J'étais éffaré de voir l'autre jour Laurette et Marc enlacés monter les marches du célèbre escalier d'honneur du Festival de Cannes en tête d'une délégation belge. En quel honneur? Je me le demande...
    Génocide arménien: le PS ne sait plus sur quel pied danser! Alors que le Sénat belge, sur base d'une demande du PS, a reconnu le génocide arménien, le PS hésite à punir les négationnistes de ce fait, contrairement au MR et à écolo ou à tant d'autres partis européens, dont les français.
    Le scandale des logements sociaux, la Carolo: que les responsables (PS) soient démis de leur fonction, quoi de plus normal? Ils devraient même être exclus du parti, non-rémunérés et rembourser leur vol. Van Cau y est pour qq chose et il devrait en assumer sa responsabilité. Et voilà qu'il s'en lave les mains comme il ne sera plus candidat aux prochaines élections régionales, mais laisse sa place à son fils chéri! Cela se nomme du despotisme.




  • Alain Juppé remis en selle

    C'est Montesquieu, son illustre prédecesseur, qui va se retourner dans sa tombe à la lecture de ce jugement:" Alain Juppé reste ainsi coupable de prise illégale d'intérêt, ce qui lui vaut quatorze mois de prison avec sursis. Mais la peine complémentaire d'inéligibilité passe de dix à un an – le ministère public avait requis deux années. Pour autant, la cour se montre sévère à l'encontre de ce protagoniste : «Il est particulièrement regrettable, écrit-elle, qu'au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses (...) M. Juppé n'ait pas appliqué à son propre parti, dont il était le secrétaire général à l'autorité incontestée, les règles qu'il avait votées au Parlement (...).» Il est également regrettable que M. Juppé, dont les qualités intellectuelles sont unanimement reconnues, n'ait pas cru devoir assumer devant la justice l'ensemble de ses responsabilités pénales et ait maintenu la négation de faits avérés. Toutefois, M. Juppé, qui s'est consacré pendant de nombreuses années au service de l'État, n'a tiré aucun enrichissement personnel de ces infractions commises au bénéfice de l'ensemble des membres de son parti dont il ne doit pas être le «bouc émissaire», comme l'a plaidé l'un de ses conseils.»La cour, donc, n'entérine pas la fine argumentation juridique de Me Jean-René Farthouat, qui tenait pour la prescription. Elle a plutôt entendu à la fois Me Szpiner et l'avocat général Renaut pour se prononcer.La grande leçon de ce second procès réside d'ailleurs dans la peine elle-même : le juge judiciaire refuse de se laisser corseter par la mise en oeuvre automatique, prévue par une loi de 1995, des fameux articles L7 et LO 130 du Code électoral, qui entraînent cinq ans de radiation des listes électorales et dix ans d'inéligibilité en cas de condamnation pour prise illégale d'intérêt. Il estime, au contraire, qu'il appartient à la juridiction de jugement d'apprécier le bien-fondé et le quantum de cette peine complémentaire. Si M. Juppé, comme ses avocats l'ont annoncé dès hier, ne saisit pas la Cour de cassation, sa condamnation sera définitive et l'arrêt de Versailles fera jurisprudence." > La Cité de l'homme est l'oeuvre de l'homme.[Marcel Gauchet]La religion dans la démocratie