• Nu Shu

    C'est une écriture inventée par les femmes de la région de Huan, de culture conservatrice et matcho qui oblige les femmes à avoir des petits pieds, basée sur la broderie.
    Un langage secret entre femmes de Chine

    En Chine, depuis Confucius, le destin n'était pas tendre avec les femmes. Les pieds bandés, esclaves par mariage, elles étaient bannies de l'école et reniées par la société. Dans le système confucianiste des Han du Nord, les rapports sexuels expriment la possession d'une femme par un homme. Toutefois, dans le sud du pays, existent des ethnies minoritaires plus démocratiques, plus égalitaires, plus pénétrées d'amour. C'est le cas des Yao dans le comté de Jiang-Yong de la province de Hunan. Les femmes y sont libres au point de pouvoir prendre elles-mêmes un époux. Il y a très longtemps, elles ont élaboré une écriture secrète, le nu shu, qu'elles se sont transmise entre elles. Elles ont pu ainsi, en toute impunité, partager leurs petits secrets. Avec l'histoire du nu shu comme fil conducteur, ce document brosse un portrait de la société chinoise profonde. Patriarcale et phallocratique dans l'ensemble, elle recèle pourtant des cultures marginales dont les valeurs morales constituent un scandale aux yeux des confucianistes purs et durs.
    lien: http://wwwsshe.murdoch.edu.au/intersections/back_issues/nushu2.html


    La dernière femme connaissant le Nu Shu vient de nous quitter il y a environ 20 jours! Ainsi disparaîssent les patrimoines du monde, l'un après l'autre.
  • ONU et dysfonctionnement

    Ruwanda: la boîte noire de l'avion du président Habyarimana qui avait été remise aux autorités de l'ONU n'aurait jamais été éxaminée mais déposée dans une armoire pour dix ans!
    Espagne: le Conseil de Sécurité a voté à l'unanimité, suite à une directive du gouvernement espagnol, que c'est l'ETA qui est l'auteur des attentatset non des islamistes!

    Un premier examen de la boîte noire retrouvée, la semaine dernière, au siège des Nations unies à New York, n'a rien révélé qui permettrait d'établir qu'elle provient du Falcon 50 du président Habyarimana, abattu le 6 avril 1994 à Kigali, a affirmé, mercredi 17 mars, le porte-parole de l'ONU. "Il faudra plus d'examens par des experts, comme c'est habituellement le cas, pour déterminer le contenu exact des bandes" du cockpit voice recorder (CVR), a indiqué Fred Eckhard. "C'est seulement après une analyse plus poussée qu'on pourra tirer des conclusions définitives. Cela va prendre du temps, je ne sais pas combien."

    Le porte-parole de l'ONU a fourni ces explications dilatoires alors que trônait sur une table dans son bureau new-yorkais, exposée à la curiosité des journalistes, la boîte noire - en fait orange, pour être repérable en cas de crash - que les Nations unies avaient "retrouvée dans un placard", jeudi 11 mars, 48 heures après des informations publiées dans Le Monde (daté du 10 mars) révélant son acheminement depuis le Rwanda, il y a dix ans, en plein génocide.

    Rectangulaire, la boîte noire porte la plaque de son fabricant, "Fairchild Industrial Products of Comack, New York", et un numéro de série, "6285". Elle est munie d'une étiquette indiquant l'acronyme, en anglais, de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda, Unamir, et la date du 6 avril 1994, celle de l'attentat contre l'avion du président rwandais.

    Selon Fred Eckhard, cette boîte noire a été ouverte, mardi, au Bureau américain de la sécurité des transports (NTSB), pour en extraire les bandes d'enregistrement vocal qui contiendraient trente minutes de conversation. Celle-ci a été écoutée, mais "rien de ce que l'on en a entendu jusqu'à présent ne lie le CVR à l'avion qui s'est écrasé le 6 avril 1994 au Rwanda", a affirmé Fred Eckhard. Avant de remettre les bandes originales dans la boîte noire, ramenée au siège de l'ONU, des copies ont été faites dont l'une a été envoyée à l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) à Montréal, pour expertise.

    "Il faut espérer que l'OACI fasse preuve de plus de professionnalisme", a déclaré au Monde, jeudi 18 mars, une source proche de l'enquête du juge Jean-Louis Bruguière sur l'attentat contre le Falcon 50 du président Habyarimana qui, en 1994, a fait basculer le Rwanda dans le génocide. "Pour identifier les voix enregistrées, il suffirait de faire écouter l'enregistrement aux veuves des trois membres d'équipage français de l'avion d'Habyarimana. Quant à la boîte, pour être fixé, il suffit d'un simple coup de fil à Dassault Falcon Service", qui a assuré l'entretien de l'avion présidentiel rwandais. Selon l'enquête Bruguière, lors d'une révision, en janvier 1993, Dassault Falcon Service a relevé que le jet présidentiel avait été équipé d'un CVR d'un fabricant autre que le constructeur de l'avion.

    Dans Libération, qui a retrouvé cet ancien enquêteur de l'ONU au Rwanda, Michael Hourigan confirme, jeudi, sa déposition devant le juge Bruguière. "On m'a toujours dit que l'enquête sur l'attentat contre l'avion du président Habyarimana faisait partie de mon travail, affirme-t-il. Et puis, quand j'ai trouvé une piste sérieuse, -on- m'a demandé de tout arrêter, en février 1997. J'étais sous le choc et j'ai démissionné peu après".

    Stephen Smith


     ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 19.03.04, Le Monde


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    Contre l'intolérance

  • Agir ou réfléchir?

    C'est la question. Confronté à un problème, réel ou supposé tel, quelle attitude adopter? Faut-il agir ou réfléchir, agir et puis réfléchir, rester passif, etc? Voila le point qui divise l'orient plus réfléchi et l'occident plus pragmatique, pour qui il faut d'abord réfléchir puis agir, sans hésitation. Les orientaux (Inde puis Moyen Orient) ont inventé le chiffre zéro mais c'est l'occident qui l'a exploité, malgré la réticence du Vatican. Dans le cas de la dernière intervention américano-britannique en Irak, on a assisté à la confrontation des partisants de l'action avec ceux de la négociation. Qui a eu raison, tord? La réponse? Wait and see, terme pourtant typiquement anglo-saxon par excellence. Les anciens belges se rappelleront de leur Premier Ministre d'après-guerre Achille Van Acker qui disait avec un zazément: zazie puis ze réflécie!
    Plus un problème devient inextricable (port du voile, droit de vote pour les non-européens, etc), la bonne décision ne se trouve-t-elle pas au croisement des chemins, dans une situation paradoxale, une zone grise ni noir ni blanc?  Ce qui fait avancer le monde ce ne sont pas les situations stables et tranquilles mais celles qui laissent les portes ouvertes pour de nouvelles expériences, le désordre plutôt que l'ordre (voir le Professeur Prigogine et autres).